Ils étaient là, en ces années 1580 - 1620, ceux dont nous sommes les descendants et qui ne pouvaient guère imaginer que leur histoire, un jour, ferait le tour du monde. Leur nom, écrit dans quelques actes de succession et de tutelle, voilà tout ce qu'il nous reste d'eux... En quatre siècles, on a déjà peine à imaginer à quoi pouvaient ressembler ces femmes et ces hommes, leurs visages, leur sourire, leurs joies, leurs peines... leurs espoirs !
C'était la vie de ce temps-là, tout comme nous sommes dans notre temps, dans nos vies. Fondamentalement identiques : naître, grandir, se multiplier, vieillir, mourir.
Certainement étaient-ils plus préoccupés du lendemain que nous ne le sommes : le leur pouvait être plus incertain, plus dépendant des fluctuations climatiques et des caprices saisonniers. Moins informés, les événements "internationaux" ne les touchaient guère, sauf si les maître du temps venaient à en découdre chez eux pour des affaires très lointaines qui ne concernaient personne ici...
C'est Michelet qui parlait de la Flandre comme d'un "rendez-vous des guerres", celles des autres...
Reste ce que nous appelons "économie"... Nos ancêtres ont peut-être "fait des affaires" ou étaient artisans, cultivateurs, censiers. Plus simplement "gens de peu..."
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